Spa : le retour d'un mythe
13 09 2007Une piste de 7,004 km, 44 tours d’adrénaline maximale, du spectacle, des dépassements inédits, impressionnants et excitants, des virages terrifiants dont La Source ou encore le raidillon de l’Eau Rouge qui nous réservent quelques surprises, une moyenne de 300 km/h : voici le programme du week-end ardennais.
Absent du calendrier en 2006 pour des raisons financières, le circuit de Spa-Francorchamps fait son retour cette saison après avoir subi un léger lifting. Des travaux d’aménagement et des révisions au niveau de la sécurité s’envisageaient pour Bernie Ecclestone, président de la F.O.M. L’étape incontournable de la F1 devait répondre à ses attentes de modernisation pour réapparaître dans le calendrier. C’est maintenant chose faite, les conditions de sécurité y seront un peu plus importantes que dans le passé. Mais Spa conserve son âme, son éternel titre de circuit de légende réservé aux champions téméraires ou inconscients c’est selon…
Un peu d’histoire… Savez-vous combien de fois Michaël Schumacher ou le Kaïser aux sept titres s’est-il imposé sur les terres belges ? Non ? Un petit indice, ses victoires sont presque aussi nombreuses que ses sacres… Toujours pas ? La réponse est six, « Shumaon » ou le Dragon Rouge en traduction française a littéralement survolé les éditions à Spa-Francorchamps en comparaison avec la plupart des pilotes comme le regretté Ayrton Senna trop tôt disparu. Laissez-moi vous narrer cette histoire, elle est tout aussi légendaire que ce circuit : Il était une fois un jeune allemand issu de la banlieue de Kerpen qui rêvait de devenir footballeur comme Franz Beckenbauer, Toni Schumacher ou Rudi Völler et d’intégrer un jour la Mannschaft. Mais son destin est tout autre, il sera un grand champion de F1. 1991, Michaël débarque dans le championnat du monde de F1 à Spa. Un circuit qui restera un rendez-vous très attendu et apprécié du rhénan. Il y signera son tout premier succès dans la discipline : c’était en 1992 avec Benetton-Ford, une écurie dirigée par un certain Flavio Briatore. En 1995, il remporte pour la deuxième fois la manche toujours en partenariat avec Benetton-Renault. L’allemand sera sacré champion cette même année. 1996, il quitte l’équipe anglo-française pour rejoindre la Scuderia Ferrari. Une volonté de challenge et une grande page de l’histoire de la F1 s’écrira par ce choix incertain à son origine… Michaël Schumacher s’impose avec les « Rouges » à quatre reprises en 1996, 1997, 2001 et 2002. En 2004, il n’est que second derrière le valeureux Kimi Räikkönen mais il recevra les lauriers d’un septième titre en ce dimanche 29 août.
Le grand prix de Belgique en quelques mots… Emotions, duels, spectacle : trois notions indissociables du grand prix de Belgique. C’est un circuit que les pilotes aiment sauf quelques exceptions le jugeant trop dangereux comme Ralf Schumacher par exemple. Les fidèles de la F1 ne s’y trompent pas, le plus beau tracé du monde reste le mythique Spa-Francorchamps. Sepang, Shanghaï, Sakhir, Istanbul ou encore les futurs Valencia et Singapour ne pourront jamais égaler la légende du sport automobile même s’ils présentent de nombreux attraits !… La beauté et l’intérêt d’un circuit ne se mesurent pas à son degré de modernité. Ainsi Spa, Hockeheimring, Monza, le Nürbürgring et Silverstone resteront des grands noms dans l’histoire et auront toujours une place unique dans le cœur des véritables passionnés de F1 !…C’est sur le vieux continent que ce sport est né, c’est sacré pour nous autres européens !…
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