Les idées ne manquent pas et les clichés vont de paires dont les plus évocateurs sont les suivants : le thé, le « fair-play », les « garden party », Big-Ben, Buckingham Palace, Wimbledon, Wayne Rooney…

Mais si votre étude était axée uniquement sur le thème de l’automobile, immédiatement vous répondriez : Qui dit Grande-Bretagne dit voitures de prestige, pilotes de renom et évidemment circuits de légende !

Evoquez les termes d’élégance, de désir ou encore de sportivité et laissez la magie des rêves opérer. Imaginez-vous, l’espace d’un instant, prendre le volant d’une jaguar, d’une Lotus Elise, d’une Bentley Continental GT, devenir James Bond à la Française dans une Aston-Martin DB9 ou être le passager privilégié d’une Rolls-Royce avec chauffeur… Bref, le choix est large et les prix sont à la hauteur de leur beauté. Mais quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas ?!...

Refermons cette parenthèse pour nous consacrer maintenant à la Formule 1 et à ses pilotes, Anglais bien évidemment ! Ils ont tous marqué l’histoire de la discipline à leur façon ou le feront, sans le moindre doute, dans les années à venir. Nous commencerons par les exploits de Stirling Moss sur sa « Flèche d’argent » entre autre. Il fur le coéquipier du quintuple champion du monde, Juan-Manuel Fangio. Difficile de briller dans ces circonstances et pourtant, il compte seize pôle position, le même nombre de victoires et vingt records du tour pour un total de soixante-dix participations. Il restera une figure emblématique du sport automobile. Nous n’oublions pas, pour autant, Jim Clark et sa Lotus Cooper S Climax construite par le non moins célèbre Colin Chapman. Les années 70 sont indissociables de l’épopée de James Hunt, un pilote charismatique qui s’emparera du titre suprême en 1976. Sa réputation tient avant tout à son talent et à sa décontraction mais également au fait qu’il fut un incorrigible séducteur. C’est sur cette note de légèreté que nous poursuivrons notre listing. En toute logique, nous évoquerons le duo « so-british » Nigel Mansell / Williams et l’obtention du titre en 1992 avec neuf victoires au compteur. Restons à Grove pour l’arrivée, en l’an 2000, de Jenson Button tout juste âgé de vingt ans. Son parcours est assez mitigé : une saison d’apprentissage puis il est « prêté » (selon les termes employés par son ancien patron) à Renault l’année suivante comme pilote d’essais. Titulaire chez la marque au losange en 2002, l’équipe le remerciera pour accueillir un certain Fernando Alonso. Ce choix se révèlera fort judicieux par la suite du moins pour le team Français… Son aventure se poursuit donc chez Bar Honda. Il lui faudra patienter cent treize grands prix avant d’accrocher sa première victoire. Son palmarès tient surtout à son goût immodéré pour la fête et à ses nombreuses conquêtes féminines grâce notamment à un physique de bel-âtre. Deux caractéristiques qui ne sont pas sans nous rappeler James Hunt. Longtemps considéré comme la coqueluche de ses compatriotes, il semble qu’aujourd’hui l’intérêt pour le natif de Frome est plus condensé. La presse ne se lasse pas encore de ses aventures sentimentales mais le public l’a remplacé par le phénomène Lewis Hamilton, un talentueux et sympathique pilote qui fait aussi l’unanimité dans le paddock. La nouvelle star de la discipline est bel et bien le champion de GP2 2006. Enfin notre dossier s’achèvera sur la citation de quelques noms de circuits. Qui ne connaît pas le Festival de Goodwood ? Une précision toutefois pour ceux qui le confondraient avec les « Rave party » façon hippie, il s’agit en fait du rendez-vous incontournable du début de l’été pour tout passionné d’automobile qui se respecte. Un week-end placé sous le signe de la convivialité où différentes générations rattachées à ce sport se rencontrent pour célébrer, entre autre, la Formule 1 d’hier et d’aujourd’hui. Un « meeting » qui est dédié à tous les nostalgiques de l’époque des Brabbham, Matra, March, du regretté Graham Hill, de John Surtees, de Jackie Stewart et sa BRM notamment, de la Tyrell à six roues, de Nicky Lauda et autres !...

Depuis 1950, le circuit de Silverstone accueille la Formule 1 au cœur de la campagne du comté de Northampton. Pour l’anecdote, c’était à l’origine une base aérienne utilisée pour les entraînements de l’armée Britannique. Aujourd’hui, les avions de chasse ont laissé place aux fusées de l’asphalte.

Cette page historique étant finie, nous pouvons enfin vous présenter l’édition 2007 qui se disputera ce dimanche 8 juillet. Nous vous invitons ce week-end sur les terres du berceau de l’automobile dans la patrie du jeune Hamilton, qui rêve de s’imposer, ici, chez lui et devant ses nombreux supporters. Les rebondissements ne manquent pas en Angleterre et parfois c’est le registre de l’absurde cher à Samuel Beckett qui semble l’emporter… Rappelez-vous de l’année 2003 marquée par une extravagance pour le moins incongrue à l’image d’un perturbateur en tenue d’Adam défilant entre les bêtes rugissantes lancées à plus de 200 Km/h…Un vent de panique et de folie s’empara de Silverstone le temps d’intercepter l’inconscient spectateur !... Un souvenir hors du commun qui faute d’être intéressant fait, incontestablement, sourire !