Le départ a été tumultueux entre Lewis Hamilton et Felipe Massa. Le pilote McLaren-Mercedes a tenté de bloquer le brésilien et l’a poussé dans l’herbe. Mais l’expérience joue en faveur de Ferrari. De ce fait, le jeune Hamilton court-circuite la première chicane, en toute illégalité, pour reprendre l’avantage. Il n’aura aucune sanction, le règlement s’applique au bon vouloir de la FIA, c’est affligeant… Fernando Alonso est donc en tête devant son coéquipier et Felipe Massa. Kimi Räikkönen a effectué un bon envol en gagnant une position, il est quatrième. Sebastian Vettel connaît un départ houleux et doit passer au stand pour changer son aileron. Un unique tour couvert pour David Coulthard et c'est l'abandon après un contact avec la Renault de Giancarlo Fisichella. Sans aileron arrière, l'écossais tire tout droit dans le mur de pneumatiques. Le « safety car » entre en piste pour six passages le temps de retirer les débris de la Red Bull. Vainqueur à Istanbul, Felipe Massa devra renoncer au dixième tour rattrapé par la malchance et le manque de fiabilité ( problème directionnel et probablement aussi au niveau des suspensions arrières ). Robert Kubiça voit sa course handicapée par un premier arrêt ravitaillement raté, il y perdra plus de dix-sept secondes.

Au championnat du monde, Lewis Hamilton conserve le leadership et Felipe Massa perd son gain au profit de son coéquipier de la Scuderia Ferrari. McLaren était invincible, Ferrari a subi cette domination tout au long du week-end sans pouvoir apporter une quelconque forme de réaction. Les italiens doivent encore travailler pour tenter de résoudre leurs innombrables problèmes de fiabilité. Jeudi 13 septembre, la situation pourrait se renverser après le verdict du conseil mondial du sport automobile sur l’affaire d’espionnage. A suivre mais gagner un titre par disqualification de son adversaire n’a rien de flatteur et d’honorifique pour la Scuderia Ferrari !… Il vaut mieux perdre en héros que vaincre sans péril car il n’y a jamais de reconnaissance…