Monaco : un grand prix sans surprise !
27 05 2007Honneur aux Asturies et à leur champion, Fernando Alonso s’est montré impérial en signant sa deuxième victoire de la saison sur le tracé Monégasque. Le roi a parlé, ses sujets n’y changeront rien : Lewis Hamilton terminera deuxième offrant à McLaren-Mercedes et Massa restera troisième.
Les départs en F1 sont souvent tumultueux mais ce dimanche aucune perte n’est à déplorer à l’issue du premier virage. Seulement trois abandons en soixante-dix-huit tours, c’est un record pour une course où « optimisme » rime avec « rail » et « abandon ». Vittantonio Liuzzi et Adrian Sutil en seront les victimes. La Red Bull de Mark Webber semble fragile et le pilote doit renoncé dès le dix-neuvième passage. La célèbre « boisson énergisante » possède un penchant fort prononcé pour la démesure. Seule son image médiatique et les concours de beauté semblent avoir une réelle importance. Un team qui manque de sérieux et dont les monoplaces subissent cette parodie de management d’écurie. Le paddock n’est pas une agence de mode et les résultats ne sont pas des éléments facultatifs de la reconnaissance par les pairs ! Du plaisant au ridicule, la marge n’est pas si grande ! Le monde de la F1 est cruel et il se lasse vite des imposteurs !...
Cette course pourrait se résumer en un seul mot : ENNUI ! Aucun dépassement : Monaco s’est transformé en tourniquet durant une heure et demie. Au final, Fisichella garde la même position que sur la grille de départ mais ce résultat est encourageant pour Renault. Kubiça finit cinquième devant son coéquipier grâce à un seul arrêt qui s’avère payant pour le constructeur Munichois. Wurz est septième juste devant Raïkkönen. Rappelons que le Finlandais s’élançait de la seizième position après une petite erreur lors des essais qualificatifs. Speed termine sa course à la porte des points. Les deux Honda suivent devant un jeune Rosberg déçu en vue de sa prestation de samedi.
La faute à un départ « moyen » qui a ruiné sa stratégie, dommage car son talent aurait pu faire la différence et le mener dans les points. Nous pouvons compter sur le pilote Allemand pour une revanche outre-atlantique. Un coup de volant extraordinaire un peu oublié du paddock avec le phénomène Hamilton, mais il serait bon de souligner les qualités du champion 2005 de GP2. Il ne possède pas une monoplace comparable à celle de la tornade Britannique et réalise toutefois de très bonnes choses. Une saison d’apprentissage en 2006 et aujourd’hui, il atteint une maturité et une capacité d’adaptation admirables ! Un grand pilote qui mériterait d’être reconnu.
Retour au classement à l’issue du grand prix où nous retrouvons Kovalainen (13ième), Coulthard (14ième), les pilotes Toyota, les Super Aguri et Albers en bon dernier.
Nous ne commenterons point la situation de crise qui touche actuellement Toyota, ses résultats sont accablants. La carrière de Trulli et Schumarer pourrait en être pour le moins ternie.
Hamilton reste spectaculaire pour sa première participation à Monaco dans la discipline reine. Sa deuxième place est aussi symbolique que la victoire du double champion du monde hautement plus mérité. Massa fut transparent face aux fusées de Woking. Michaël Schumacher, venu assister au triomphe des siens, a dû se satisfaire de la prestation de son ancien lieutenant devant un podium qui arborait, fièrement, les couleurs argentées de McLaren.
Au championnat du monde, Alonso s’empare du leadership devant le chouchou de la F1 et le petit Brésilien de la Scuderia. Les pilotes de McLaren-Mercedes ont engrangé chacun trente-huit points en cinq courses contre trente-trois pour le Pauliste. Les Flèches d’argent comptent vingt longueurs d’avance sur Ferrari…
Rendez-vous dans quinze jours à Montréal sur l’Ile-Notre-Dame pour, espérons-le, le retour du spectacle !!!
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