Le grand prix de Bahreïn marque le retour d’un Felipe Massa en quête de revanche après un début de saison un peu raté pour un pilote aussi brillant. Auteur de la pôle position (tout comme la semaine dernière), il conserve sa première place au départ et ne la quittera plus ou seulement le temps d’un ravitaillement. Inaccessible, voilà le terme parfait pour décrire sa course. L’écart le séparant de Lewis Hamilton est énorme. Les efforts fournis par ce diable d’Hamilton ne suffiront pas pour contrer le petit Brésilien sur-motivé et plus fort que jamais. Derrière, on retrouve Kimi Raïkkönen, Nick Heidfeld et un pauvre Fernando Alonso en difficulté avec une monture plus lente qu’en début de course. Robert Kubiça marque ses premiers points de l’année en s’emparant de la sixième place. Jarno Trulli et Giancarlo Fisichella ferment la marche des pilotes dans les points.

Quelques rebondissements sont à noter notamment au départ avec l’accrochage concernant Jenson Button et l’Américain de Toro Rosso Scott Speed. La course s’achève à cet endroit pour les deux pilotes. En cinquante-sept tours, nous pouvons compter sept abandons (Button, Speed, Liuzzi, Sato, Coulthard, Webber et Davidson).

Il serait juste d’évoquer le très joli dépassement d’Heidfeld sur le numéro un de McLaren-Mercedes qui est aussi le pilote le plus titré du plateau. Cette performance prouve que la Scuderia Ferrari et le team de Woking devront composer avec une BMW en forme, fiable et régulière en vue des résultats de l’Allemand.

Hamilton et « Iceman » place ce début de saison sous le signe de la constance : trois grands prix et trois podiums consécutifs. Existe-t-il encore des qualificatifs assez puissants pour nommer le talent de ce jeune Britannique d’à peine vingt-deux ans ? Il est tout simplement incroyable !

Au classement général, on retrouve Alonso, Raïkkönen et Hamilton en tête avec tous trois vingt-deux points. McLaren-Mercedes reste premier avec quarante-quatre points suivi par les Rouges de Maranello (trente-neuf points). BMW est un solide troisième qui pourra certainement jouer les troubles-fêtes au cours de la saison.

Le retour en Europe aura lieu dans un mois. Barcelone accueillera la Formule 1 pour ce premier grand prix sur le vieux continent. Donc, quatre semaines s’offrent aux onze équipes pour affûter leurs armes ou trouver la thérapie pour revenir au niveau de la concurrence. Honda aura de quoi faire, ce mois risque d’être intense voire trop court pour corriger l’ensemble de ses défauts ! Toyota ne sera pas en reste en vue des modestes prestations de Ralf Schumacher. Pour Renault, nous espérons un radical retour à ses vraies valeurs ! Bref, toutes devront travailler pour régler leurs petits ou innombrables problèmes. Certaines auront plus d’efforts à fournir que d’autres mais c’est ainsi en F1. Il y a toujours deux équipes dominatrices, un outsider et les galères pour les restantes.

Vivement le 13 mai où nous pourrons répondre à cette question : Comment des teams comme Honda ou encore Toyota avec autant de moyens financiers ne peuvent-ils pas concevoir une monoplace alliant performance et fiabilité ? En attendant, nous souhaitons bon courage à l’ensemble des ingénieurs des écuries qui risquent avoir de nombreuses migraines au cours de ce mois !...