Le retour en Europe semble avoir quelque peu excité nos pilotes. Chacun assure le spectacle à sa façon ! Tout commence dès la fin du tour de formation, Jarno Trulli, alors sixième sur la grille de départ, doit se résoudre à s’élancer des stands à cause d’un problème technique. Nous assistons donc à un nouveau tour de mise en place. Le départ est donné, Massa tente de conserver sa position mais le conquistador d’Oviedo veut briller devant ses compatriotes. Hélas pour lui, il commet une erreur et perd alors toute chance de revenir sur Massa en échouant à la quatrième place. Lewis Hamilton est donc deuxième derrière Kimi Raïkkönen. Derrière aussi le spectacle est assuré, Giancarlo Fisichella sème la panique et Ralf Schumacher est percuté par Alexander Wurz. Le résultat de ce premier tour est sans appel pour le pilote Williams. Au neuvième passage, la course est décapitée après l’abandon du « Finlandais volant » de la Scuderia Ferrari. A ce moment précis, nous pouvons penser qu’il n’y aura plus de rebondissements pour pimenter le grand prix. Cependant, en Formule 1, vous devez prendre en considération de nombreux paramètres dont l’imprévu. Nick Heidfeld pourrait en témoigner après l’incident survenu lors de son premier ravitaillement. Le pilote Allemand perd un écrou de roue, ce qui ne semble pas trop préoccuper son équipe qui le laisse repartir. Tout porte à croire que ceci le conduira à renoncer à seulement dix-huit tours de la fin. Dommage pour le team Bavarois qui aurait pu inscrire de gros points grâce à ses deux pilotes !

Ce dimanche, nous avons assisté à un grand prix marqué par les abandons mais peut-on pour autant dire que le spectacle fut au rendez-vous ? Comment définir la notion de spectacle ? Aujourd’hui, nous pourrions l’associer aux MotoGP mais la Formule 1 manque de dépassements avec autant d’intensité. Il y a quelques années, les duels entre Michaël Schumacher et Mika Häkkinen offraient du spectacle, de l’émotion comparables aux impressionnants et téméraires pilotes sur deux roues à l’image d’un Nicky Hayden ou le Maestro Valentino Rossi. Nous voudrions revivre ces moments avec nos magiciens du volant et les rois de l’asphalte lorsqu’ils sont en forme. Les seuls dépassements qu’ils nous aient été donnés d’observer sont ceux effectués sur le retardataires : vous avouerez que ce n’est pas des plus spectaculaires et que l’intérêt en est quelque peu bafoué !

Bref, seul fait notable le point de la huitième place qui revient à la Super Aguri de Takuma Sato. Un exploit pour cette petite équipe et nous souhaitons la féliciter pour ce qu’elle réalise cette saison.

A l’avant, pas de surprise : Massa en vainqueur, Hamilton encore second, Alonso seulement troisième bien loin de ses prétentions, le jeune Robert Kubiça finit quatrième, à la cinquième place nous retrouvons le vieux briscard David Coulthard qui rapporte les premiers points de la saison à son « team énergisant », Nico Rosberg est un heureux sixième, Heikki Kovalainen le suit.

Les huit abandons sont les suivants : Wurz, Webber, Raïkkönen, Trulli, Liuzzi, Schumacher et Heidfeld.

N’oublions pas de souligner la bavure assez irrésistible des deux pilotes Honda : Jenson Button perd son aileron avant en essayant de prendre le dessus sur son coéquipier. La morale est simple : le Britannique doit repasser au stand (deux pit-stop en deux tours, amusant non !?!...) et une dixième place pour Rubens Barrichello contre la douzième pour Button. Rappelons qu’à l’issue de la course, il ne restait que quatorze pilotes et qu’une Super Aguri ainsi qu’une Red Bull, à priori moins rapides, sont dans les points ! C’est hilarant mais peut-être pas pour le géant japonais qui a encore des progrès à fournir d’ici Monaco s’il ne veut pas devenir la risée du pays au soleil levant !... Heureusement, la F1 dispose de génies comme Felipe Massa, Fernando Alonso et Lewis Hamilton ! Oui, le cataclysme Britannique qui s’empare de la première place au championnat du monde devant son coéquipier et l’expérimenté Brésilien de la Scuderia Ferrari. Toutefois, Michaël Schumacher, présent ce week-end à Barcelone, pourra savourer la victoire de son ancien lieutenant et oublier les déboires de son cadet. Schumacher n’est pas toujours synonyme de réussite, de rapidité et de talent, la preuve est actuellement chez Toyota !