Sous l’enchantement d’une puissance maléfique appelée la F.I.A., la Formule 1 délaisse peu à peu sa patrie pour investir de lointaines contrées au marché naissant. Après la suppression du grand prix de Saint-Marin, l’Allemagne se voit contrainte d’envisager un compromis entre ses deux circuits. Afin d’éviter une paralysie totale d’ l’économie régionale de chacun, les antagonistes devront alterner d’une année sur l’autre. Ainsi, 2007 se conjuguera avec le circuit du Nürburgring et 2008 avec la ville d’Hockeheim. Cela étant, l’édition rhénane ne pourra emprunter le nom de grand prix d’Allemagne réservé à son voisin de Bade-Wurtemberg. De ce fait, la Formule 1 s’invite, ce week-end, au cœur de l’Eifel pour la manche Européenne.

La Rhénanie-Palatinat tient sa réputation mondiale de la beauté de ses paysages aux charmes attachants et chaleureux ainsi qu’à sa richesse architecturale et culturelle dont elle seule possède les secrets. Voyage au pays de l’imaginaire avec ces châteaux qui nous plongent incontestablement dans la nostalgie de notre enfance, époque de l’innocence et de l’insouciance. Qu’il est doux de se souvenir de ces jolies histoires empruntées au registre des célèbres contes des Frères Grimm !... Le château d’Eltz est très certainement l’un des plus beaux. Les amoureux des légendes et de l’irréel apprécieront. Mais quelque soit votre penchant, il vous en sera fort difficile d’y être indifférent. Sa troublante froideur, sa sobriété et son immensité le rendent captivant. Parfois, une légère brume en dissimule certaines parties. Il vous prend alors une envie irrésistible de découvrir les lieux, ses mystères et ses trésors imaginaires. Un cadre qui semble propice à la création de personnages féeriques… Avec un léger sourire et un sentiment de bien-être, vous repenserez avec tendresse à l’incontournable histoire de « Raiponce ».

Cochem n’est pas en reste mais dans le massif schisteux rhénan, nous ne pouvons ignorer les ruines du château du Nürburg. Niché dans les hauteurs de la ville, ce trésor patrimonial semble veiller sur le circuit et nos chers pilotes.

C’est une destination symbolique pour tous les pilotes Germaniques engagés dans le championnat et en particulier pour le natif de Kerpen, Ralf Schumacher. Un peu plus effacé sur les terres des Schumacher, Nick Heidfeld représentera Monchengladbach et aura à cœur de briller devant les siens. N’oublions pas l’étoile d’Heppenheim qui avait livré une époustouflante prestation à Indianapolis en remplaçant Robert Kubiça, convalescent. Le prodige Allemand pourrait probablement remporter tous les suffrages à moins que ce ne soit son compatriote Nico Rosberg… Mais une chose est sûre, celui qui est décrit pour succéder au « Führer » est bel est bien Sebastian Vettel et il sera, par conséquent, l’attraction du moment au même titre que la révélation de la saison, Lewis Hamilton.

Un décor enchanteur dont il est impossible de se lasser contraste avec l’absence de spectacle. Ici, les dépassements sont improbables, l’intérêt de la course n’est pas garanti mais qu’importe, ce grand prix reste un incontournable dans la Formule 1. Le vieux Nürburgring semble avoir d’autres histoires à nous raconter, d’autres secrets à nous révéler, son temps n’est pas encore révolu… Vivement 2009 pour son retour, en attendant nous restons indécis quant à la désignation possible du « seigneur de l’anneau sacré » cette année !…